Le cancer du
pancréas est l’un des cancers dont le pronostic reste réservé. La chirurgie
serait le traitement de référence…mais pourtant, les récidives sont fréquentes
et le taux de mortalité reste élevé. L’intervention chirurgicale est lourde,
difficile…Voici les points à connaître.
Le pancréas est
une glande du système digestif ayant pour principal rôle :
- D’intervenir essentiellement dans la
digestion des matières grasses grâce aux enzymes sécrétées
- De contrôler la glycémie grâce à l’insuline
produite
Le cancer du
pancréas est une tumeur qui touche le pancréas (surtout la tête du pancréas) et
reste plus fréquent chez l’homme de plus de 60 ans.
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| Tumeur sur le pancréas |
Plusieurs
facteurs peuvent favoriser la survenue du cancer du pancréas ; mais le plus
souvent, il s’agit de l’évolution d’une pancréatite chronique d’origine
alcoolique. Par ailleurs, le tabagisme et l’obésité constituent des facteurs
importants qui augmentent le risque de développement d’un cancer du pancréas.
Des facteurs
génétiques seraient également impliqués chez les personnes prédisposées, mais
la détermination des gènes précis nécessite encore des études plus approfondies
Les signes du
cancer du pancréas sont nombreux, mais au début, la maladie évolue sans signes.
Ce sont des manifestations dues aux obstacles et compressions générées par le
volume de la tumeur. Les signes apparaissent donc souvent à un stade évolué :
ictère, démangeaisons, douleur épigastrique…Par ailleurs, le sujet présente une
altération de l’état général, une perte de l’appétit inexpliqué associé à un
amaigrissement rapide.
Le cancer du
pancréas est essentiellement confirmé après une biopsie. Il s’agit d’un
prélèvement effectué au niveau du pancréas, en vue d’une analyse
anatomo-pathologique et histologique des cellules. Par ailleurs, plusieurs
examens sont nécessaires pour évaluer l’extension de la tumeur. En cas de
métastases, les examens biologiques comme le dosage du marqueur CA 19.9, les
examens d’imagerie comme le scanner ou l’IRM sont utiles.
Plusieurs
méthodes permettent de traiter le cancer du pancréas. Cependant, la chirurgie
seule constitue le traitement de référence parmi toutes les méthodes car le
cancer du pancréas est souvent diagnostiqué tard. Les indications sont
néanmoins restreintes, car la chirurgie est réservée aux tumeurs ne dépassant
pas un volume précis, et n’ayant aucun signe de métastases. La chirurgie est
souvent impossible du fait de l’accès difficile de la tumeur ainsi que la
présence de différents vaisseaux sanguins en rapport avec la tumeur. Seuls
entre 15% à 20% des tumeurs sont accessibles à la chirurgie et les récidives
restent également fréquentes.
L’intervention
chirurgicale s’effectue soit par ouverture de l’abdomen, soit par cœlioscopie,
sous anesthésie générale. Il existe plusieurs techniques chirurgicales qui
permettent de traiter un cancer du pancréas, selon les cas. Il peut s’agir
d’une simple ablation de la tumeur, mais il peut également s’agir d’une
ablation totale du pancréas. Ce dernier cas entraîne toujours le développement
d’un diabète insulinodépendant.
L’opération
s’avère encore plus difficile lorsque le cancer concerne la tête du pancréas
(la tumeur étant en rapport avec l’estomac et le duodénum). Cela nécessite
alors une réparation plus ou moins complète du tube digestif. Le patient est
ensuite surveillé dans un service de soins intensifs durant quelques jours. Le
tube digestif étant encore incapable de fonctionner, une perfusion est mise en
place pour assurer la nutrition du patient.
La chirurgie est
souvent suivie d’une chimiothérapie et/ou d’une radiothérapie afin de diminuer
les risques de récidives.
L’intervention
chirurgicale pour traiter un cancer du pancréas reste une opération lourde et
difficile à effectuer. Elle nécessite une convalescence plus longue avec un
suivi médical bien étroit. Outre les éventuelles complications liées à
l’intervention (hémorragie, infection,…), des troubles digestifs peuvent
apparaître (vomissements fréquents, stéatorrhée ou présence de graisses
anormales dans les selles). Les fistules constituent également une des
complications les plus graves et nécessitent une nouvelle intervention
chirurgicale.
